mercredi 17 juin 2015

DENTISTE : UN METIER DE MAL AIMÉS









Lorsque l’on s’engage dans la voie médicale, on aspire à beaucoup de choses.

1/ Tout d’abord on se sent réellement investi d’une mission de bien public, et c’est le cas.
En fonction de sa spécialité, il est envisageable de simplement soulager des douleurs diverses mais il est aussi possible de tout simplement sauver des vies. Quel destin !

2/ Ensuite, généralement, on fait la fierté de son entourage. Parents, famille, amis, tout le monde est conscient de la difficulté d’intégrer le corps médical. Les études sont longues, difficiles, exigeantes. Et nos proches éprouvent une certaine fierté à côtoyer une personne capable de tant de sacrifices pour le bien être d’autrui.
Cette reconnaissance est importante, gratifiante. Et à juste titre.
On est aimé, apprécié, admiré même.

3/ Enfin, on se dit que cette voie est aussi un bon moyen d’avoir une belle situation, de s’assurer un train de vie confortable et d’assurer à sa descendance de quoi prétendre à un parcours au moins aussi enviable que le notre.

Mais s’engager dans la médecine est aussi risqué.
Risqué parce qu’on est pas sûr d’y arriver.
Risqué aussi parce qu’on peut certes sauver des vies, mais une bonne petite erreur sur une table d’opération ou un diagnostic un peu moyen et hop, on a une mort sur la conscience. Et une famille entière sur le dos. Celle du défunt le plus souvent.

Risqué surtout parce qu’on ne choisit pas toujours sa spécialité et en fonction de son classement aux concours généraux, on ne se retrouve pas chirurgien ou cardiologue comme ça.

Alors on imagine bien que les derniers de la classe se retrouvent en proctologie ou en gériatrie.
Cela ne fait aucun doute.

Le type qui , sorti premier de sa promotion,  choisit proctologie est à enfermer direct ou à surveiller de très très près. Pourquoi ?

1/ Tout d’abord parce qu’on ne sauvera jamais de vies en tant que proctologue et que passer ses journées à soulager des douleurs liées à des poussées anarchiques d’hémorroïdes ne relève pas du paradis médical. Ce n’est pas non plus pour rien que Georges Clooney dans Urgences ou Dr House ne sont pas proctologues.
Quoique ça donnerait certainement un relief intéressant aux épisodes. Pas sûr que le Docteur Mamour de Grey’s Anatomy continuerait à déclencher chez toutes les petites internes ces émois délirants si à chaque fois qu’elles le voyaient en consultation il était, armé de ses gants Mapa, en pleine inspection de trous du cul. Ça casse quand même bien le mythe.

2/ Ensuite parce qu’il est peu probable que votre entourage et vos parents se vantent en société d’avoir un fils proctologue. Bien évidemment.
« Il fait quoi votre fils ? »
« Il est cardiologue, et le votre ? »
« Euhhhh… il est médecin aussi !!!! »

3/ Et enfin je ne suis pas sûr que ce type de spécialité soit extrêmement rémunératrice. En même temps , on en sait rien. Un type qui sort de sa Porsche avec son costume à 5000 Euros n’a pas forcément changé sa plaque d’immatriculation en « PROCTOS » pour afficher au grand jour sa réussite liée aux fouilles anales.
Le seul avantage, et il est léger, c’est que c’est le seul métier où vous pouvez arriver devant un technicien de chez Midas et lui dire : « ça va confrère ? ».

Il existe donc en médecine certaines spécialités peu recommandables, type proctologue donc, et d’autres en revanche extrêmement bien notées et qui vous permettent de remplir les 3 critères suscités (pour rappel : sauver des vies, susciter fierté de votre entourage, gagner largement sa vie) : cardiologue, cancérologue, hématologue, ophtalmologiste, gynécologue obstétricien, pédiatre, anesthésiste, chirurgien, psychiatre, etc… Tous ces métiers devant lesquels vous pourrez fréquemment entendre :
« c’est un éminent… »
Faites un essai :
« C’est un éminent cardiologue » : ça marche
« c’est un éminent proctologue » : ça marche pas.
C’est comme ça. Triste, injuste, mais comme ça.

Mais il y a dans le secteur médical un métier qu’il est difficile de situer.
Car à la fois il remplit les critères, et à la fois il ne les remplit pas.

C’est le dentiste.
« c’est un éminent dentiste » : ça marche…moyen. Mais ça passe, faut un peut jouer des coudes, mais ça passe.

Et tout chez le dentiste est entre les deux :
Le dentiste ne sauve pas des vies, même s’il peut quand même vous sauver la vie, au sens figuré, si vous avez vraiment des chicots pourris et qu’il vous refait la porcelaine façon George Michael.
Le dentiste apaise des douleurs, mais pour ça il doit passer par la case « vous faire mal, très mal ».
Le dentiste fait vaguement la fierté de ses proches.
Le dentiste peut gagner beaucoup d’argent, mais il peut aussi n’en gagner que peu.
C’est chiant dentiste.

De plus, et ça personne ne pourra lui enlever : le dentiste, on ne l’aime pas trop.



On ne l’aime pas parce qu’on sait qu’il va nous faire mal, qu’il va nous mettre dans une position de soumission totale la bouche ouverte nous empêchant toute communication. Une position de soumission certes bien plus acceptable que celle chez le proctologue (non ce n’est pas une obsession, juste…comment dire…c’est bizarre quand même comme vocation !), mais une position de soumission quand même.

On n’aime pas trop le dentiste car il fait peur (le proctologue ne fait pas peur, on ne dit jamais « j’ai peur d’aller chez le proctologue », déjà on ne le dit pas car autant avoir une carie on peut en parler, le reste, généralement on se le garde ; et quand on en parle on a pas peur, ça ne nous excite pas plus que ça, mais ça ne fait pas peur.).

Certaines personnes sont même prises de panique à l’idée d’aller chez ce boucher de dentiste. L’homme qui s’occupe des bouches est dans le cas présent un boucher.

La plupart d’entre nous éprouve plus de crainte à l’idée d’aller voir ce spécialiste qui ne nous veut que du bien  que si on devait passer une nuit dans un manoir écossais perdu au fin fond des Highlands à regarder à la suite Amityville, l’Exorciste, Vendredi 13, Arachnophobie, Zombie, Camping 2 et Massacre à la tronçonneuse.
C’est un constat anormal. Mais c’est un constat incontestable.

Le dentiste est mal aimé.
Le pauvre.

Mais lui s’en fout car il a la juste conviction qu’il agit pour le bien des gens, par amour pour ses patients, et il a raison.

Et pourtant, rendez-vous compte de la vie des dentistes. Car bande d’égoistes que vous êtes, que nous sommes, lorsqu’on lui rend visite, on ne pense qu’à notre petite personne et aux petits bobos qu’on va avoir. Pas une seconde nous nous enquerrons de sa santé à lui, on lui demande juste une chose, toujours la même question de petits bourgeois égocentriques et égoïstes que nous sommes : « ça va faire mal ? ».
Intéressons nous à lui deux minutes, pas plus, deux minutes dans notre vie, interrogeons nous sur sa vie à lui. Et ce pour que tous les candidats à cette profession sachent pourquoi devenir dentiste n’est pas une solution viable pour une vie agréable :




Le financier :

Le dentiste doit, pour démarrer son activité, s’endetter énormément.
Connaissez vous le prix de ces fauteuils confortables, inclinables à loisir tel un Everstyl Luxe, et équipés d’une lampe professionnelle qui ne vous éblouit pas et d’une batterie d’appareils destinés à vous arracher, polir, nettoyer, détartrer, rincer, réparer vos dents ? au moins 50 000 Euros !
Et le prix de tout le matériel ?
Et le prix d’un cabinet plutôt bien placé ?
Et les charges qui pèsent sur un dentiste ?
C’est ahurissant !
Pauvre dentiste qui contrairement au psychiatre qui n’a besoin que d’un canapé pour exercer ou du proctologue qui peut très bien se débrouiller avec une boîte de gants, une lampe torche et une table de cuisine (désolé, il doit effectivement s’agir d’une obsession, je l’assume), le dentiste doit s’équiper , et dernier cri en plus pour rassurer ses clients . Il se doit d’avoir les logiciels qui recréent votre bouche et vous permettent de voir en 3D ce qu’il vient de faire. Il se doit aussi d’avoir un poste de radiologie qui en plus de l’exposer à des rayons ultra dangereux lui coûte une fortune.
Devenir dentiste coûte très cher.




L’humain :

Mais ce n’est pas tout.
Humainement la vie du dentiste est terrible.
Les enfants vous détestent. A la simple vue de votre blouse, ils se mettent à hurler à la mort et souhaitent certainement la votre avant que ne débute la consultation.
Et lorsque vous allez chercher les plus grands dans la salle d’attente, vous voyez bien dans leur regard cette crainte qui dit « mais pourquoi , pourquoi c’est à moi ? je vais devoir payer ce tortionnaire ? pourquoi ? ».
Et pourtant VOUS êtes les plus à plaindre.
Car c’est vous qui allez devoir fouiller dans cette bouche immonde mal brossée dans laquelle se querellent vieilles quenottes et jeunes caries, dépôts alimentaires en phase de fossilisation, infections buccales purulentes et aphtes mal soignés qui font de votre masque en papier un bien faible rempart face à cette agression totale.





Amis policiers, on les fait en papier mâché les gilets pare-balles ? Alors pourquoi ce simple papelito du dentiste ?
Mais vous prenez sur vous car en tant que médecin, vous avez prêté le serment d’Hippocrate et vous êtes investi d’une mission.

Mais le pire n’est pas là, humainement. Car finalement, avec l’habitude, une bouche crade doit faire le même effet qu’un moteur encrassé pour un mécano.

Non, ce qui fait la beauté de l’humain et de la relation entre les hommes, qui nous place au-dessus du règne animal, c’est l’échange, le dialogue, la découverte de l’autre.

Et il n’existe pas un métier au monde dans lequel il soit aussi impossible de discuter que dentiste…



Le proctologue par exemple, il peut tout à fait discuter avec son patient tout en l’auscultant.

Bien sûr il ne faut pas s’attendre à une discussion à bâtons rompus, mais au moins il est possible d’obtenir des informations sur les hobbies, les passions, le métier de ses patients. Ne serait-ce qu’en ne recevant en retour que des réponses onomatopéiques du type : « Oui ! »  « Non ! » « Pourquoi pas ! » « Bretagne ! » « Avocat ! » « Rugby ! » « 2 enfants » « oui c’est ça »… D’accord, ça ne fait pas très construit comme dialogue. Mais si vous ne comprenez pas ça c’est que vous n’avez jamais été chez le proctologue.

Mais c’est toujours mieux que :
« awaaaaa » « wémaaalal » « aaaaaïe » « wégav ? » « hon ! hon ! ha la houlette !!! hon !!! »



Et quand le dentiste veut pousser la discussion un peu plus loin :
« Hi » « Hon » « ouhoua ha » « eutagn ! » « ahoha » « Hugwy » « Heu hanhan » « woui hé ha » (cf les réponses du patient du proctologue, c’est votre première leçon de dentistois, la langue des dentistes)
Il y a effectivement de quoi devenir dingue.
Pas de communication.

Il dit quoi en rentrant à la maison le dentiste quand sa femme lui demande comment était sa journée ? Il peut raconter quoi ? Le proctologue il peut toujours dire qu’il a passé une journée de merde (pardon…pardon… Bigard que fais tu dans mon esprit ? tu étais là dans le manoir écossais ? tu as pris mon âme ? rends la moi !!! han ha woaaaaaa !!!!!).


Mais le dentiste, il dit quoi ?

Il répond quoi quand sa femme lui demande :
« dis donc tu as vu ma copine Alexandra aujourd’hui, elle m’a dit qu’elle avait rendez vous avec toi , elle t’a parlé de nos projets de vacances ? »

« Est-ce que je sais moi ? comment veux tu que je sache ce qu’elle m’a dit ? elle avait la bouche grande ouverte et gémissait comme une brebis qu’on égorge entre deux phrases dont je ne pouvais pas extraire un seul mot !!! Comment veux tu que je sache ce qu’elle m’a raconté cette poufiasse ? et ce que tous les autres, chaque jour de ma vie me racontent ? Et ce que ceux qui viendront me voir durant les 20 prochaines années, car quand on est dentiste on ne peut évidemment pas se recycler et changer de métier, me diront ? Ma vie est faite de monologues de personnes dont je ne parle pas la langue ! Et ça on nous l’apprend pas à la fac ! ça oui je sais soigner une carie et faire un détartrage, aaaaah oui je sais le faire ! mais alors merde j’ai pas le droit au dialogue moi dans ma vie ? Même un facteur qui a fait 6 mois d’études a une vie sociale pendant ses heures de bureau plus développée que la mienne !
Je vois des horreurs, ça pue, 10 fois par jour j’entends cet immonde et insoutenable bruit du gargarisme en fin de consultation et je vois ce liquide rouge dégouliner le long des babines insensibilisées de mes patients, symphonie buccale ponctuée par une série de crachats et un regard dégoûté à mon attention parce que pardon, oui pardon, j’ai laissé un peu d’émail éclaté dans la bouche en opérant un ravalement digne des plus vieux monuments de Paris ou du lifting de Liz Taylor !
Alors ta copine Alexandra je l’emmerde, qu’elle aille se faire foutre avec son con de mari et ses mômes édentés, je pars en vacances tout seul au Club Med parce qu’au Club Med on parle tout le temps aux gens et bizarrement on comprend tout ce qu’ils disent !
Et surtout, tu peux me croire , jamais je dirai que je suis dentiste. Et tu sais pourquoi jamais je dirai que je suis dentiste ?
Parce que quand un connard du village aura une rage de dents on va faire appel à moi, mais quand il y aura un vrai problème et qu’il faudra soigner quelqu’un, malgré mes 6 ans d’étude, et ben je serai comme le pharmaco, jamais personne ne me fera confiance car je ne suis que dentiste.
Même un proctologue on lui ferait plus confiance pour réanimer quelqu’un ! »

« Mais pourquoi tu parles d’un proctologue chéri ? »

« C’est vrai ça, pourquoi je parle d ‘un proctologue moi ?  pardon, ça m’a échappé, je sais pas. C’est venu comme ça. Allez, on oublie ça, passons à table. »


Si vous voulez être aimé, si vous voulez aimer, si vous voulez vous épanouir dans votre métier, si vous aimez l’échange, et si vous avez usiné pendant 6 ans sur les bancs de l’école, ne soyez pas dentiste, il y a mieux…je sais pas moi…proctologue par exemple . 

DIRECTEUR OU RESPONSABLE MARKETING : UN METIER POUR BRANLEURS PRETENTIEUX




Celui-là est carabiné. Le café gourmand du métier qu’il ne faut pas faire pour ne pas ressembler à ceux qui l’exercent.

Et pourtant…

Combien de jeunes étudiants fiérots de leurs couleurs et de leur école de commerce qu’ils défendront jusqu’à la fin de leurs jours ?

Combien de trentenaires, quadras et quinquas propriétaires d’un statut Facebook  ou d’un Tshirt vaguement délavé d’une régate à laquelle ils ont participé bien des années auparavant , barrant l’esquife floqué de l’écusson de l’école ?

Combien de prometteurs soldats de la grande entreprise rêveraient d’intégrer ces machines infernales et d’y faire leur trou dans le service roi, le service marketing ?

Car le cœur du système, là où tout se décide, un des trois piliers du monde moderne, est bien là.
Et alors ? Quel mal y a-t-il à vouloir intégrer le cœur de la machine ?

Mais aucun mademoiselle, aucun jeune homme ! D’ailleurs il n’y a aucune raison de classer ce métier dans la liste des métiers à ne pas faire .


D’abord parce que c’est toujours mieux que de pousser les wagonnets au fond de la mine, et ensuite parce que concernant ce métier, la question du « j’ai envie-j’ai pas envie » ne se pose pas. Elle s’impose.

Il existe des profils, des parcours qui vous mèneront inexorablement vers ces fonctions. Que vous le vouliez ou non.

Alors maintenant arrêtez de vous poser des questions et passons au test : En êtes vous un ?
Vous pourrez rêver d’être astro-physicien, neuro-chirurgien, coureur cyscliste ou vétérinaire, bien vous en prendra, mais si vous pouvez répondre oui aux 10 conditions qui vont suivre, vous ne pourrez échapper à votre destin et vous terminerez « au marketing » chez Danone, Nestlé, Kraft, Mars, Unilever, Procter ou Henkel, c’est comme ça, vous n’y pourrez rien. Ne luttez pas. L’ennemi est trop puissant, vous ne pourrez pas dérailler, même en engageant sur votre voie une brigade de FFI prêts à vous faire dévier de votre trajectoire, ce sera vain.







Un peu comme ces enfants prédestinés dans le Meilleur des Mondes, si vous faites partie d’une caste indienne, ou quand vous devenez sosie, vous ne pouvez échapper à votre destinée, vous étiez tous les deux destinés…

Donc, test, prêt ? à vos stylos !  A la fin, vous n’aurez même pas à compter vos ronds, triangles et carrés, si vous vous retrouvez dans les 10 conditions suivantes : soit vous n’avez pas encore de métier et c’est bon pour vous, soit vous avez déjà choisi une autre voie…et c’est pas possible de toute façon.

1/ Vous êtes issu d’une famille formidable, des parents qui s’aiment, cadres supérieurs, ou maman au foyer. Vous avez grandi dans l’amour de vos proches, ils vous ont choyé mais en même temps vous ont inculqué des valeurs fortes. La valeur respect, la valeur travail, la valeur famille. Si on vous interviewait, vous pourriez dédier votre réussite à vos parents. Comme n’importe quel footballeur.



Vous avez aussi passé votre jeunesse entre vos établissements scolaires bien notés et vos vacances à L’île de Ré , au Cap Ferret ou en Corse. Là, vous avez rencontré mais surtout retrouvé tous vos potes qui sont aujourd’hui aux mêmes postes que vous. Vous avez fait ce que vous appelez les 400 coups.  C’est à dire aller dans les boîtes du coin pour dépenser votre argent de poche, vous taper toutes les petites parisiennes en villégiature elles aussi et bu tellement de Malibu que vous vous sentez rescapé d’une époque d’excès hallucinants, Woodstock en Bretagne, l’île de Wight à Calvi, une époque de débauche… mais aux effluves de Bounty quand même.

Bref, rien de bien méchant mais de quoi nourrir un mythe que vous tentez de vous créer.
Et quand vous n’êtes pas parisien, vous venez toujours d’une région dont vous êtes très fier… Vous êtes né quelque part, vous n’y êtes pour rien, mais cela vous remplit de fierté. Fier d’être stéphanois, corse, bordelais, angevin ou lillois…mais pourquoi ? Si vous sauvez une vieille dame de la noyade, là oui il y a de quoi être fier ! Mais de là où vous êtes nés… content, oui d’accord. Attaché, bien sûr. Mais fier… Moi je suis fier d’avoir 2 jambes avec des genoux au milieu et les pieds en bas. Super fier !

Bref, si vous êtes fiers de votre lieu de naissance, alors à la limite tapez dans vos mains, mais arrêtez de nous emmerder avec ça. Ou alors retournez y vivre si c’est si bien.

2/ Vous avez vécu (ou vivez) une scolarité sans problème

Votre scolarité a été sans problèmes majeurs. A part quelques avertissements. Vous avez une propension à raconter autour de vous que vous avez toujours été nul et super déconneur. Alors que non. Vous n’étiez pas nul. Mais c’est cool de dire qu’on a été nul et déconneur.
Vous étiez et êtes peut être toujours la tête à claques qui arrive à chaque interro très fier de lui « oh lala, j’ai rien foutu, j’ai rien appris, je sais rien » et qui sort avec un 18 alors que l’autre qui a bossé comme un couturier sri lankais et appris par coeur obtient miraculeusement un 12.

Vous voulez tellement paraître « cool » que s’il faut bouffer des rats pour être cool, vous le ferez.
Ensuite, vous avez décroché votre bac, fait une prépa, et intégré une super école de commerce, une sup de co, ou alors carrément HEC ou l’ESCP.

Et là c’était génial, les plus belles années de votre vie, en plus, vous n’avez rien foutu. Forcément.

Vous vous êtes direct inscrit au BDE, normal, vous avez toujours été un super déconneur et vous avez plein d’idées géniales. Vous avez intégré les équipes de voile, de rugby, et qui d’autres que vous peut avoir le talent d’organiser les grosses soirées où déjà, votre sens du management, de l’organisation et de la création de richesses tout en conservant cet esprit de fêtard qui vous caractérise fait merveille.

C’est bien là que vous avez fini de vous construire en tant qu’homme.



3/ Vous aimez le sport, mais attention, le rugby pas le foot

Oui, vous êtes encore capable lors d’un de vos dîners d’anciens camarades d’école de commerce d’assurer, fier et dressé sur les ergots de votre assurance une théorie aussi débile que : « le football est un sport de gentlemen joué par des voyous , le rugby est un sport de voyous joué par des gentlemen »… capable de venir le vendredi travailler en Friday wear avec un maillot de rugby sur le dos, capable même d’interdire à vos fils, François et César (François en hommage à votre grand-père et César parce que vous êtes cool et donc César c’est un prénom cool)  de pratiquer le football car les valeurs du rugby, solidarité, respect, et autres couillonades c’est quand même autre chose.
Alors qu’en réalité, entre nous,  ce qui est surtout embêtant pour vous, c’est cette présence massive de noirs et d’arabes au foot alors qu’on en voit moins dans le rugby. Mais attention, ça vient, vous allez vite devoir mettre votre fils au polo. Au moins là, les arabes sont des pakistanais milliardaires, c’est mieux. Et puis il y a trop d’argent qui pourrit tout dans le foot. Et vous l’argent dans le sport ça vous gêne. C’est pour ça que vous êtes fan de F1 aussi, certainement… Vous trouvez tellement sale l’argent dans le foot que vous préférez avec votre marque devenir sponsor dans le rugby, pour les valeurs . Pour conserver ces valeurs, vous êtes même prêt à mettre beaucoup d’argent dans le rugby. Comme ça vous pourrez permettre le recrutement d’un sudaf ou d’un néo-zélandais et vous aurez votre maillot des blacks dédicacé, au tipp-ex. Et quand il y aura autant d’argent dans le rugby que dans le foot, et que de jeunes gamins prendront 100 000 par mois et deviendront bizarrement cons et puants, alors vous trouverez ça pourri, mais c’est le système qui l’aura voulu. Et vous n’y serez évidemment pour rien. Et vous vous serez depuis un moment tourné vers le hand ou le volley. Là au moins il y a des valeurs ! Et votre cirque recommencera.




S’il vous plaît, arrêtez de n’aimer le rugby que pour satisfaire votre posture d’anti-foot qui passe bien dans les dîners et que vous oubliez dès que la France du football gagne .

Le foot ne vous intéresse pas ? totalement concevable , quel intérêt de regarder 22 mecs courir après un ballon quand on y comprend rien ? Je citerai donc Bill Shankly , dans le texte cette fois-ci , wikipediez ceux qui ne connaissent pas : "Some people believe football is a matter of life and death, I am very disappointed with that attitude. I can assure you it is much, much more important than that".

Alors retournez sous vos clochers à grailler vos rillettes et laper votre mauvais beaujolais en montrant vos culs à l’arrière des autocars si cela vous enchante. Mais s’il vous plaît, ne venez pas gonfler les amateurs de football avec « le rugby c’est mieux que le foot la preuve on picole et on peut mettre les maillots quand on va au bureau, et chez nous les joueurs sont avocats et médecins »…toujours ?… 

Allez, vous avez raison, remarquez, il  suffit d’un seul diplômé pour en avoir plus que dans le foot. Mais là n’est pas la question . Il n’y a d’ailleurs même pas débat. On peut préférer le rugby parce qu’on s’y amuse plus qu’au foot, ou l’inverse, ou aimer les deux, ou s’en foutre royalement d’ailleurs.

Ce n’est pas parce que vous n’êtes pas du sud ouest qu’il faut complexer ! Et pourquoi quand on vous demande quel est votre sport, votre posture est à la fois pro-rugby et anti-foot ? Vous ne pouvez pas aimer le rugby pour ce qu’il est ? Non ? Il faut ajouter qu’évidemment vous n’aimez pas le foot ? Quitte à ajouter, car vous êtes bien plus intelligents que les footeux : « Déjà le foot c’est un sport de pédés ».  

Bravo. Ça vaut le coup d’avoir des médecins et des avocats pour sortir des fulgurances comme celle-ci.
Vous croyez qu’un amateur de foot, quand on lui demande quel est son sport favori, il va dire : « moi, c’est le foot, je suis pas comme ces nazes qui aiment le hockey sur gazon ! » ? Non, il s’en fout, il aime le foot, et prend aussi du plaisir à regarder le rugby, car il n’a rien à revendiquer, il sait qu’il a des gens dans le monde entier qui partagent sa passion, qu’il peut arriver dans un village africain ou sur la banquise, il trouvera toujours une boule et des potes pour jouer au foot. Et il se contente de ça.  Il n’a pas de frustration. Il ne ressent pas le besoin de se justifier.

Vous, vous ne connaissez rien au rugby, pas plus qu’au foot en tout cas. Mais vous aimez le rugby juste pour pas aimer le foot. Parce que c’est des pédés, et il y a que des noirs et des arabes. Heureusement qu’il n’y a pas trop de juifs, , on serait bien dans la merde ! (comment ça ? un métier où on gagne beaucoup d’argent rapidement, où l’argent est au cœur du système et il n’y a pas de juifs ? mais alors là-dessus aussi on nous aurait menti ? C’est le foot qui ferait tomber l’édifice du cliché antisémite ? Mazel Tov !!! Et quel est ce métier où le noir ou l’arabe qui court en short gagne plus que le dirigeant blanc en costume ? Le foot, c’est donc la vraie Révolution ? A la Bastille !!!)

Bref, arrêtez de polluer le sport, et surtout de déverser vos inepties qui font plus de mal aux vrais amateurs de rugby qui vous voient arriver comme un cheveu sur la soupe, vous n’avez rien à voir avec le sport, et avec le rugby. Je ne connais pas un basque, un landais, un toulousain qui n’aime le rugby que pour se démarquer des amateurs de foot. Ah ça, Max Guazzini vous a bien vu venir à Paris avec tout le marketing autour du Stade Français Rugby, il ne vous a pas loupés ! En même temps c’était pas compliqué pour lui, vous êtes les mêmes qui écoutiez sa radio 15 ou 20 ans avant !

Autre exemple qui prouve que vous ne comprenez rien : Vous pensez que les footballeurs font semblant d’avoir mal et sont donc homosexuels (car votre raisonnement vole très très haut) parce que quand ils prennent un coup, ils hurlent sur le moment et se relèvent 2 minutes après. Car comme tout le monde le sait, le propre de l’homosexualité  c’est de se tordre de douleur plus qu’un hétéro quand on se fait très mal. C’est connu.

Je vais donc clore ce débat immédiatement et sans discussions possibles :

1/ Non, se prendre un crampon dans la cheville ne fait pas plus mal à un gay qu’à un hétéro. En tout cas, aucune étude ne le prouve.

2/ Vous vous êtes déjà cogné le petit doigt de pied contre une armoire la nuit en allant aux toilettes ? Et alors ? Vous avez ressenti une douleur fulgurante, vous avez hurlé comme un goret qu’on égorge, puis la douleur est passée. Et vous avez continué votre chemin. Le lendemain, soit il n’y a rien, soit vous ne vous en étiez pas rendu compte sur le coup mais votre petit doigt est cassé. Et pourtant, comme vous l’avez précisé quand on vous a soupçonné d’être un peu douillet : « Attend Michel, je te jure, c’était pas une armoire de pédé ! ».

Ici comme dans tant d’autres domaines, votre jugement est injuste : encore un exemple :

En football : une bagarre sur un terrain de foot sera toujours synonyme de jeunes voyous sans éducation qui n’ont pas assez de cervelle pour se retenir et qui nuisent définitivement à l’image de leur sport, donnant un exemple néfaste pour la jeunesse de notre beau pays. De la racaille quoi. Et le pire c’est qu’après on les retrouve à discuter ensemble de rap,de fringues et de filles « toutes des putes bien sûr » dans les boîtes parisiennes, en exhibant lamentablement un argent trop facilement gagné pour être décent.

Voyous de banlieue

Pédés vicelards refoulés


En rugby : Une bonne baston dans le rugby, ce sont 30 gaillards gavés de belle tradition régionale qui , submergés par la passion et le contact viril se distribuent bourre-pifs et taquets, entre hommes, avec honneur et fierté,  avant de se retrouver pour la troisième mi-temps, en boîte, à payer des tournées générales et à discuter en franche camaraderie de fringues, de musique et de belles gonzesses sympas que l’on va se culbuter pendant la nuit , parce que le rugby c’est le rire gras, la tradition et la bonne chère (si, ça s’écrit comme ça, j’ai vérifié). Et c’est ça qui est beau. C’est ça qui est bon.
Ca fait pas un peu le bon et le mauvais chasseur des Inconnus ça ?

Hommes vrais

Tradition virile


Amis rugbymen du sud ouest, vous pouvez venir nous les chercher ces crétins de parisiens qui pensent détenir l’âme de l’ovalie parce que dans leurs soirées ils se bourrent la gueulent et se mettent à chanter systématiquement l’hymne de l’Aviron Bayonnais ? Comme pour dire : je suis un vrai, la preuve ? je chante l’hymne de l’Aviron Bayonnais bourré au balcon d’un appart’ de la Porte d’Auteuil !




4/ Vous avez failli devenir sportif de haut niveau mais…

Mais…la blessure, ou mieux, le choix de vie.

Vous avez dû faire ce choix décisif alors que vous étiez parti , avec votre talent naturel et votre combativité , pour remporter la même année Wimbledon, le Tournoi des VI Nations, la Coupe de l’America et la Ryders cup, avec peut-être même un petit titre NBA dans l’affaire .

Un choix qui finalement a été celui de vos parents alors que bien sûr tous les entraineurs et centres de formation louchaient sur vous , quel dommaaaaage.

Vous aviez tout et pourtant, vous avez tout abandonné, sacrifié la passion pour la raison.
Et le pire c’est qu’à l’arrivée vous-mêmes y croyez. Vous seul en fait. Même l’histoire quand vous avez joué un 5ème tour de Coupe de France contre des pros et dans l’équipe en face y avait même Zidane qui vous a glissé un « bien joué » à la fin du match.

Eh, on est tous passés par là, la réalité, et il ne faut pas en avoir honte, c’est le manque de talent, le manque d’envie, c’est pas grave.

Je vous garantis que si vous aviez vraiment pu, vous l’auriez fait.

5/ Le modèle allemand est génial



La première fois que vous avez été en contact avec l’Allemagne, c’est lors de votre troisième année d’école lorsque vous êtes parti pour un semestre à Munich , le deuxième bien sûr car il faudra bien raconter l’Oktoberfest à vos amis pendant les prochaines…45 années !
Le premier semestre s’est déroulé à Londres, New York ou Tokyo, peu importe, une ville que vous aurez possédée quoiqu’il arrive.

En attendant, 6 mois en Allemagne ont fait de vous un homme neuf. Un homme qui a compris ce que signifiaient les termes « pragmatisme », « efficacité », etc…
Comment ce peuple qui a foutu l’Europe par terre a-t-il réussi à devenir une nation pacifique de leaders naturels, humbles et fiers ?
Et ce modèle à la fois social et libéral, et cette langue à coucher dehors aussi propice aux mots d’amour et à la libido qu’un poster de Céline Dion !

Bon, vous ça vous fait rêver. Le schpountz a certes loupé le virage de la musique moderne en ne nous gratifiant , depuis Mozart (certes autrichien mais c’est pas la grosse diff non plus), que d’une obscure starlette au 99 ballons dans les années 80 ou un groupe de grotesques corbacken dans les années 2000, et quelques métalleux dissimulés derrière des textes en anglais et des vestes en jean neige, mais vous ça ne vous dérange pas.

L’Allemand est aussi à l’aise en musique que l’haltérophile Vasily Alexeïev sur un Cervelo monté en 54/12 dans l’ascension du Ventoux.

Schumacher 82 à Séville ça ne vous dérange pas plus que ça, efficacité, pragmatisme, réussite. Et ben, je ne vous souhaite pas de vous retrouver avec Battiston à un dîner. Quoique la probabilité soit plutôt faiblarde.


5/ Vous n’avez pas de goût



Littérature, musique, cinéma, il n’y a pas un domaine où vous ne faites pas fausse route, pas un.
Du top 5 des ventes de livres aux mauvaises compils, vous nous servez la totale.
Les compils lounge, le dernier Daft Punk, le dernier Stromae, c’est tout ce qu’on trouvera…qu’on ne trouvera plus d’ailleurs parce que vous n’avez plus de CD, vous avez tout sur Itunes, tellement plus pratique.


6/ vous vous trouvez cool alors qu’en fait vous ne l’êtes pas.

Vous êtes même capable de croire qu’il y a du rebelle en vous parce qu’à un moment donné de l’année vous ne vous rasez plus et arborez une barbe de 3 jours. Comme un journaliste chroniqueur du Grand Journal. Et là ça veut dire que vous êtes cool. En plus, le week end, vous n’hésitez pas à porter un jean et des baskets, des modèles vintage de chez adidas, en mec cool quoi. Il paraît même qu’un vendredi vous avez mis un jean au bureau. Attention, ne vous méprenez pas, vous ne serez toujours qu’un suiveur, mais vous le vivez bien, de toute façon vous êtes tellement sûr de vous puisque votre produit est le meilleur du marché. Il vous arrive même d’afficher un petit sourire narquois et moqueur quand vous apercevez un consommateur acheter le mauvais produit dans les rayons du supermarché. Et votre air de vainqueur quand il prend le bon vous conforte dans votre position de blaireau chef.

Ah oui, vous êtes cool aussi parce que vous roulez parfois en scooter trois roues, sorte de Marlon Brando des temps modernes.

Vous pensez qu’être cool c’est une fin en soi. « Cool » est devenu pour vous une valeur refuge. Alors vous tentez de saupoudrer votre vie de tous les ingrédients de la « coolitude ».

Dont l’élément essentiel, qui vous caractérise ainsi que tous vos congénères, et sans quoi vous pensez que vous allez être déconsidéré et pris pour un con : vous êtes convaincus d’être un fêtard.
Etre un fêtard est devenu une obligation, une sorte de Label Rouge du mec cool. Vous sortez, vous buvez, vous riez fort, vous dansez, vous vous couchez très très tard, vous gueulez des « wouuuuuuuhhhhhhh » dès que vous entendez un titre que vous connaissez dans un bar, il vous arrive même de claquer la bise à un videur, vous êtes arrivé, vous êtes un fêtard.

En matière d’anecdotes sur vous-mêmes, vous, toujours vous, vous racontez forcément que vous avez toujours été de toutes les plus grandes fêtes de votre région, de votre ville. Même si c’est faux. Qui peut le prouver ? Invérifiable ! A part ceux qui vous connaissent et vous prennent donc pour un pauvre type. Sachant que les autre s’en fichent royalement. Ce qui porte à 100% votre taux de ridicule.

Vos héros sont tous des fêtards, des mecs qui crient « wouuuuuuuhhhhh » dès qu’ils entendent un morceau connu dans un bar et qui se couchent tard. Ils sont aussi des fêtards.

Mais vous savez que ce n’est pas très grave de ne pas forcément aimer la fête ? Vous savez qu’il est possible de s’épanouir, de s’amuser et de vivre des moments très intenses sans avoir à crier « wouuuuuuuhhhhh » dès qu’on entend un morceau connu dans un bar et  se coucher tard ?

"Ouais on est coools ! Vive les afterworks !"


7/ Vous êtes capables de vous convaincre que le yaourt aux fraises Danone n’a rien à voir , mais alors rien du tout avec le yaourt aux fraises Yoplait, cette sombre merde de yaourt Yoplait aux fraises fait par des connards pour des connards, sans noblesse, sans savoir faire. Vous y croyez.

8/ Vous vous sentez prêts à vous extasier devant un scientifique de labo qui va vous présenter la nouvelle odeur Pin des îles vierges et kiwi de Scandinavie du nouveau désodorisant à chiottes,  à trouver que ça sent vraiment bon mais il faudrait quand même le tester avec une odeur de chiottes juste après qu’un vieil alcoolique ait fait son caca. Vous regardez ce scientifique comme s’il avait découvert comment soigner la sclérose en plaques ou le cancer du sang, et vous vous mettez à courir dans les couloirs des bureaux, vous vous propulsez en pleine réunion de direction avec des prestataires extérieurs et annoncez fier et grave, mais gai et plein d’espoir :

« Messieurs, voici le nouveau Brise, je vais vous le faire sentir, c’est une vraie réussite de nos labos, on va faire un carton.  Je vais demander aux personnes non concernées de sortir de la salle de réunion et de signer une déclaration de confidentialité, la formule « Pin de scandinavie et kiwi vierge des îles grecques  » est pour l’instant totalement secrète et toute fuite pourrait être désastreuse d’un point de vue marketing. »

Alors le « d’un point de vue marketing » à la fin d’une phrase, c’est du génie à l’état pur , ça fait tout passer, ça cloue le bec à des ingénieurs, des grands patrons, des ouvriers,  des secrétaires généraux de l’ONU ou des Maréchaux nord-coréens.

« - C’est quand même formidable ce qu’a fait cet homme en développant ce procédé d’évaluation lactique de la fractale ionique des protons !
-        Euh…oui, c’est fort, très fort, surtout d’un point de vue marketing, il a fait très fort ».

Et d’un coup vous vous retrouvez au niveau de votre interlocuteur, entre spécialistes, pas dans la même matière, mais spécialistes quand même.

Vous avez remarqué d’ailleurs comment les gens vraiment brillants, qui font des métiers inaccessibles pour les gens normaux, mettent toujours en avant leur ignorance totale du marketing ?
Un génie est toujours ignorant en marketing.
Il n’existe pas de génie marketing mais juste des coups de bol et du bon sens paysan.
Vous faites du marketing.

Vous n’êtes pas un génie. CQFD.

9/ Vous pensez être capable très facilement de porter une admiration sans borne pour votre PDG mais de trouver que le DG est un con et vous feriez au moins aussi bien que lui, et sans cirer les pompes du président parce que vous avez de la fierté vous, pas comme tous ces minables. Vous, vous pouvez vous regarder dans votre miroir le matin, pas comme tous ceux qui …pensent pouvoir eux aussi être les seuls à pouvoir se regarder dans le miroir chaque matin.

10/ Enfin , alinéa final de notre test définitif, celui qui va vous révéler enfin, vous tracer une route sans limites à part celles de vos méga-structures : 

Si un jour votre compagnie est impliquée dans un empoisonnement massif, une pollution énorme, la mort d’enfants en Afrique ou ailleurs, responsable ou présumée responsable de l’empoisonnement de milliers de personnes, oui, même des blancs répondant aux sociostyles qui vous intéressent, votre cible marketing, une corruption massive ou des largesses accordées à d’immondes dictateurs sanguinaires, des faits que l’on ne peut ignorer que si l’on est le fils de Ray Charles et Beethoven, vous défendrez vos patrons et actionnaires.





Vous vous fendrez de communiqués de presse, vous défendrez votre position en public et en privé, vous avez l’amour du maillot, et c’est beau, qu’importe finalement que votre attitude soit guidée par l’ignorance, la naïveté, le calcul ou le cynisme, c’est pareil.

De toutes les façons, quoique vous fassiez, aussi discutables soient vos attitudes, vos opinions, vos postures, aussi impitoyables soient vos certitudes, vous vous en foutez, parce que « d’un point de vue marketing, vous avez envie de dire que… ça le fait »…





Alors ? Combien de bonnes réponses ? 10 ?


Tout ça ne fait pas de vous une mauvaise personne, elle fait de vous un RESPONSABLE OU DIRECTEUR MARKETING CHEZ UN GEANT DE L’ALIMENTAIRE OU UN GRAND LESSIVIER

dimanche 14 juin 2015

ANIMATEUR TV : UN MÉTIER POUR CEUX QUI NE SAVENT RIEN FAIRE





Notoriété, célébrité, argent facile, beautiful people.

L’envie de devenir quelqu’un, de devenir célèbre, connu, ne date pas d’hier.

De tous temps nous, gens du peuple, avons eu besoin de héros, de stars.
Guerriers, rois, gladiateurs, leaders politiques, religieux, scientifiques, inventeurs, grands explorateurs, héros gentils, ordures notoires, acteurs, musiciens, chanteurs, artistes divers, …

Depuis des milliers d’années des hommes et des femmes deviennent célèbres parce qu’ils accomplissent des choses extraordinaires, des choses qui sortent de l’ordinaire.

On les connaît, les critique, les aime, les déteste, localement, dans tout un pays, dans le monde entier (à ce sujet, les grands gladiateurs n’étaient en fait pas plus connus qu’un simple chanteur célèbre dans les limites d’une grande ville, le plus grand des gladiateurs de l’histoire, le Maradona de l’arène, le Bjorn Borg du Trident, était du point de vue de la notoriété pas plus connu que Pierre Perret finalement, et encore !).

Qui n’a jamais rêvé d’être connu ? célèbre ?

Nous avons tous imaginé être à la place de ces personnalités, nous en rêvons à 14 ans, et c’est normal, nous en rêvons encore à 18 ans, et c’est normal, certains en rêvent encore à 25 ans , et ça devient ridicule, à 30 ans et c’est grotesque, et chaque année qui passe rend finalement plus grotesque et pathétique ce désir d’être connu, reconnu.
Passer une vie à rechercher la lumière pour une seule raison, finalement, se donner le droit de se promener dans la rue avec des lunettes de soleil et un chapeau pour faire croire que vous ne voulez pas être reconnu(e). Et hurler à la mort après les journalistes qui parlent de vous sans que vous leur demandiez. Vous savez, ces mêmes journalistes à qui vous avez envoyé        20 000 mails et dossiers de presse pour qu’ils parlent de vous !
Mais c’est le jeu.
Ce n’est pas très grave.
Et c’est même plutôt valorisant parfois d’atteindre un certain degré de notoriété publique  quand on est  chercheur par exemple, d’être reconnu pour son travail. S’il y a un peu de cette reconnaissance populaire, pourquoi pas.
La célébrité est souvent l’aboutissement d’un chemin, d’un travail , on l’accepte, la recherche, la subit, bref, on devient célèbre parce qu’on a fait quelque chose.
Et là vous pensez que nous avons fait le tour de la question.

Une équation simple :
Travail + recherche de notoriété + action + talent = succès + lumière.

Pourtant…ce n’est pas toujours le cas. Il existe depuis quelques dizaines d’années un métier qui permet de devenir riche et célèbre sans talent, sur rien, ou alors sur le talent des autres.
Un métier dont Goldman dirait (oui, dans cet ouvrage, lorsque l’on cite des auteurs, on ne fait pas les choses à moitié) que ceux qui l’exercent font un métier par procuration.

Saynète enregistrée par une caméra de surveillance  au Pôle Emploi :

« Bonjour Monsieur, je n’ai jamais rien fait, je ne sais rien faire, je ne suis ni un athlète, ni un artiste, ni rien, mais je voudrais devenir célèbre, et accessoirement gagner de l’argent, vous avez quelque chose?»

« Mais oui Monsieur, bien sûr, nous avons un métier fait pour vous : Animateur TV »

«  Génial ! je prends ! je commence quand ? »

« Attention je dois malgré tout vous apporter deux-trois précisions :
Tout d’abord, vous allez passer votre vie à côtoyer des gens qui ont accompli quelque chose, et vous non. Vous allez donc devoir leur donner une importance qu’ils ont déjà, mais aussi vous rendre important alors que vous n’êtes évidemment rien du tout, ça vous dérange ? Et vous n’avez même pas une carte de journaliste pour justifier quoi que ce soit. ça ne vous dérange pas ? »

« Non pas trop, j’ai l’habitude de passer pour un naze »

« Allez allez, un peu de courage Monsieur . Autre chose : Il va arriver un moment, peut-être, vous risquez de mal vivre le fait de ne pas exister par vous-même, et on vous le fera comprendre quand vous commencerez à prendre un peu d’importance. C’est à ce moment précis que souvent tout bascule car vous vous dîtes, et pourquoi pas moi ? et vous vous essayez en acteur, chanteur, écrivain, et là, c’est le drame. »

« Pourquoi ? »

« Parce que comme disait Louis Jouvet (NDLA : montée en gamme) : Vous pouvez me serrer la main, le talent n’est pas contagieux. »

« Pas compris »

« Pas étonnant, ce n’est pas parce que vous fréquentez des gens qui ont du talent, que ce qu’ils font est bien et semble facile, que vous y arriverez aussi facilement. Ne vous êtes vous jamais dit en regardant un slalom aux JO d’hiver que vous pourriez y arriver vu votre niveau de ski ? Ou que vous pourriez certainement composer une mélodie aussi couillonne que Let it Be ? »

« Non, enfin si, enfin non, enfin pas le ski quoi »

« Bien, on avance, vous me semblez bien pour le poste. Comme vous n’avez pas de talent précis, et que vous ne savez rien faire, c’est une chance inestimable que vous allez avoir de vivre une vie comme ça. Donc restez à votre place d’autant plus que ça risque de ne pas durer, et que la chute est violente. »

« Ben…je comprends pas, et Drucker ? »

« Drucker est à part. C’est vrai, comme une dizaine d’animateurs depuis 50 ans, il est toujours en place, reste à sa place, et se contente tout à fait de ne vivre qu’à travers les artistes, plus ou moins brillants, qu’il côtoie. Il leur survit même. Les artistes passent, débutent, connaissent le succès, deviennent has been, et lui reste, il est une exception. Ils sont très peu nombreux. Mais à l’arrivée, Drucker,  il aura quoi à raconter ? hum vous savez, dans ma vie,  j’ai connu tous les gens connus ! c’est quand même d’une tristesse affligeante non ?»

« Enfin vous exagérez, il y en a plein des animateurs qui marchent quand même ! »

« Oui , c’est vrai, les grilles de programmes sont pleines d’émissions avec des animateurs. Mais ici, à Pôle Emploi, notre devoir est de réfléchir avec vous sur le long terme, et sur les moyens de reconversion, et un animateur TV, en résumé, il met entre 2 et 6 ans avant d’être à l’antenne, il est au top du programme qui marche, dans la tendance, pendant 2 à 5 ans max, et après, c’est la descente. Et c’est terrible.
Autant un tennisman par exemple, il a un talent, il travaille, il grimpe dans ses catégories, il devient professionnel, sa carrière dure entre 10 et 15 ans, mais ensuite, il peut devenir consultant, passer ses diplômes d’entraîneur ou d’éducateur, bref, il a la possibilité de se construire une deuxième vie sur ses acquis. L’animateur TV, non. Il lose. »

« Vous voyez tout en noir, franchement ».

« Vous avez besoin de quoi ? d’un inventaire de ceux qui ont été au sommet à une époque, pendant une période faste de leur existence ? qui pensaient avoir atteint le sommet ? et savoir ce qu’ils sont devenus quand on a encore une trace d’eux ? Sans parler des jolies animatrices qui rêvent de durer, qui se font jeter et balancent dans la presse qu’elles prennent du recul pour fonder une famille et qui quelques années après grattent aux portes pour faire une pauvre téléréalité et revivre un peu de leur lustre perdu ? c’est ça ? »

« Bah oui un peu, allez y, dites moi qui »

« Vous savez que ce n’est pas ma mission »

« Non j’en sais rien, et puis je m’en fous vous avez commencé à parler alors allez y maintenant »

« Alors on commence par qui ? »

« Qui vous voulez »

« Bien, alors voilà un petit état des lieux, et autant dire que ce n’est pas brillant :

Philippe Risoli: 


 Le succès il l’a connu, plus que les ¾ des animateurs que vous voyez régulièrement sur vos écrans. Il n’était pas plus idiot qu’un autre, loin de là, il s’est juste laissé emporter par la vague du succès et s’est vu beau, trop beau. Chaque jour il réunissait près de 10 millions de téléspectateurs : "Jeopardy", "Le Juste Prix", "Le Millionnaire". Il a également animé des émissions de divertissement comme "Succès Fous" et "Capitale d'un Soir" en Prime Time.
Un jour, il a cru qu’il pourrait devenir chanteur, vu qu’il était populaire, et il a proposé un titre mi-salsa mi-bidon , « cuitas las bananas », et…et bien je crois que tout est dit.
On l’aurait aperçu présenter une resucée de l’Ecole des Fans sur la TNT.
Il refera certainement 10 millions de téléspectateurs…mais en cumul sur 20 ans.
-        
Ah merde
-        

Comme vous dîtes, je continue, autre exemple :

Pascal Brunner :


Alors lui c’est vraiment triste. Il était au top, plus de 10 millions de téléspectateurs tous les soirs, un karaoké géant, Fasila Chanter, un carton intégral.
Et puis …et puis il devient plus pote avec Jack Daniels qu’avec Jacques Chancel, il se lance vaguement dans le théâtre en jouant Columbo, il tombe malade, le bon vieux crabe après des années de clopes et de bibine.
Il reprend vie et touche des allocs personne handicapée dans un petit appartement où il vit seul, sans sa maman, pas de tortue pas de canaris pas de chatte, pas de rue Sarazate, rien.
Il sort un livre, « Gloire, galère, cancer, je paye la note » (je pense que « la note », c’est un double sens avec la note de musique…), et ses derniers potes dans le milieu sont Patrick Sébastien et Gilbert Montagné. Il est mort rattrapé par son crabe début 2015.
Waouh.

-        Le pov’, merde c’est triste…
-        Une fille ?
-        Ah oui tiens, les filles ! ça va nous remettre du beaume au cœur ?
-        Ah oui vous croyez vraiment ? Allons-y…


Alexandra Kazan :

Ecoutez bien parce qu’on touche au saint du saint pour toute comédienne en herbe vaguement désirable et vraiment prête à tout pour réussir.  Alexandra Kazan fut la première Miss Météo de l'histoire de Canal+, où elle apparaît en 1989 dans l'émission "Nulle part ailleurs". Pionnière à ce poste, elle ouvre la voie à toutes les suivantes d'Anne Depetrini à cette pauvre Doria Tillier qui en rajoutait tellement pour prouver tout ce qu’elle croyait savoir faire et en rajoutait encore des tartines d’une épaisse vulgarité  quand les gros vendeurs français (Danyboon, Kad Merad , Canet, Lellouche, bref, tous ceux qui sont susceptibles de la trouver mignonne et de lui offrir un rôle) étaient invités. Ce qu’elle n’a pas compris, c’est qu’autant avant, Miss météo sur Canal c’était un tremplin, aujourd’hui, ça devient un aboutissement. Une fin même parfois.
Et Alexandra Kazan elle a cru au père noël aussi, elle est même passée par Taratata, vous savez l’émission où Nagui considère qu’à partir du moment où un chanteur passe sur son plateau, c’est qu’il est un génie . Bon, en tout cas Alexandra Kazan , elle, a pensé s’acheter une caution pseudo culturelle dans Taratata. Même si son but ultime c’est évidemment…la comédie !
Alors elle attend. Elle attend le grand rôle. Elle joue dans « RIS Sections de recherche » (pour ceux qui ne connaissent pas, c’est un peu Les Experts Concarneau).  Elle joue aussi la pièce "Les Monologues du vagin", accompagnée d'Andréa Ferréol et Nicole Croisille (tout de même !) . 

Mais surtout, au quotidien, les usagers de la SNCF ont la chance de l’entendre puisqu'elle anime la tranche 17/20 h de la radio ferroviaire.
Elle a même tenté de coucher pour y arriver. Elle a été en couple avec de Caunes pour une belle histoire, avec Nikos, mais en 2000, il ne faisait rien, alors elle l’a quitté (aussi parce que le grec est bouillantissime certainement), et elle s’est mise avec …Gérard Holtz. Mais c’est fini aussi. 
Il est possible que le prochain soit Jean-Claude Bourret.

-        c’est tristoune quand même
-        j’ai encore mieux :

Les frères Noël :

Ils étaient jumeaux et stars, présentateurs du Hit Machine.
Ensuite, ils ont disparu. Sans faire de bruit.
Ne sont pas les frères Gallagher qui veulent l’être.
Et puis aujourd’hui ils gèrent une société de coaching d’image pour cadres. Eux qui ont réussi à bien préserver la leur, en disparaissant des écrans radar.

Charly et Lulu

Puisqu’on est dans le Hit Machine, restons y !
Mais eux, c’est le bon exemple, ils ne crèvent pas de ne plus être à l’antenne.
Charly, le black, malin, a produit tous les clips des rappeurs et chanteurs RnB débiles français qui voulaient vivre un truc à Miami.
Lulu, l’autre, a capitalisé sur ses revenus de l’époque TV et gère un patrimoine immobilier dans le sud de la France.
Ils avaient peut être l’air parmi les plus crétins, ils sont certainement parmi les plus malins !!!!

     
Ah, vous voyez que c’est possible !
-        
Mais vous rêvez, c’est l’exception, c’est terrible de sombrer dans l’oubli, vous vous souvenez de Childeric?
-        
Qui ?

Childeric :

Le roux de la musique sur TV6, ancêtre de M6. Largement plus connu pour sa pub pour la SNCF Carte Jeune « si tu paies le prix t’as rien compris ».
Mais il était un vrai passionné de musique, et aujourd’hui, il doit certainement être toujours passionné de musique. Mais chez lui.

-        C’est bien la musique
-        C’est vrai. Je continue


Pepita :

Pepita, la belle Pepita, qui se voyait certainement comme un symbole de représentation black à la télé à une époque où pour réussir dans cette voie il fallait aller postuler chez RFO, et nulle part ailleurs.
Elle était jolie Pepita, tout le monde s’en souvient, aux côtés de Patrice Laffont dans Pyramide et Marie-Ange Nardi dans « Qui est Qui ». Et puis Pepita a disparu en même temps que ces deux émissions. Et aujourd’hui, elle serait alternativement vendeuse dans des grands magasins et animatrice de centres de vacances.
Si vous la croisez, demandez lui de vous expliquer les règles de Pyramide. :
-        « Chiffon »
-        « Allemagne »
-        « Basset »
-        « Feutre »
-        « BOUGEOIR ! »
-        GAGNÉ !!!!!!
-        Ah oui j’ai jamais rien capté, elle devait être brillante Pepita pour comprendre non ?
-        Qui sait… et le tricheur qui a tout gâché, vous connaissez ? il pensait être intouchable !

Olivier Chiabodo



Alors lui c’est le meilleur.
Le type a réussi son coup, il est animateur sur TF1, il devient populaire, assez pour que la chaine lui confie l’animation du mythique Intervilles, le nouveau Guy Lux ! Et là, patatras.
Il se fait gauler en train de tricher et de favoriser une équipe.
Et c’est là tout le grotesque d’une situation où un animateur vedette perd son boulot et est voué aux gémonies publiques, non pas pour avoir proféré des insultes envers de pauvres gens, ou s’être engagé dans un parti néo-nazi, ou avoir collectionné des photos d’enfants nus dans son PC, non, sa faute, sa trahison, c’est d’avoir soufflé une réponse lors d’un match entre le Puy du Fou et Pont Saint Esprit dans Intervilles…L’importance de la faute…
Non seulement lui est particulièrement crétin pour tricher dans Intervilles, mais la direction de la chaine pend ça comme un acte de haute trahison ! Mais qu’est ce qu’on en a à foutre qu’il ait triché à Intervilles !!!! Un animateur qui aide un candidat, ça s’est jamais vu ? Et quand TF1 pose une question pour gagner 1000 Euros : « Qui a interprété Jo le taxi ? a/ Vanessa Paradis  b/Demis Roussos, c’est pas du niveau de Chiabodo ?
Pauvre Chiabodo, il fait de l’humanitaire maintenant.

              - Oh le con !
              - Encore ? allez ! Pour finir, on passe à celles qui se    croyaient talentueuses mais qui n’étaient que jolies, encore des descentes vertigineuses …

Sophie Favier :




Ah Sophie, Fofie, combien d’heures cumulées à oublier le cheveu posé sur sa langue pour contempler sa monumentale poitrine compresser la table du petit studio de la MaxiTête sur Canal, combien d’étés passés à se demander « elle va  trouver quoi à faire cette année » ? et chaque année, une nouvelle surprise, touche à tout malgré elle Sophie.
Comme les autres elle a  essayé la chanson et elle s’est vautrée comme elle se vautrait avec délice dans les fauteuils des émissions de Dechavanne.
Elle a même fait de la politique en se présentant pour le centre National des Indépendants et Paysans dans cette charmante bourgade rurale de Neuilly sur Seine où elle a aujourd’hui une boutique de fringues. Vendeuse de vêtements, un destin auquel elle a finalement échappé trop longtemps avant qu’il ne la rattrape.
Tout le monde l’aimait bien et ses anciens fans pouvaient encore la retrouver sur Vivolta, tous les quadras et quinquas devraient encore pouvoir éprouver une certaine émotion en regardant sa glorieuse constitution mammaire posée sur la table du petit studio de Vivolta, en plus aujourd’hui (plus qu’hier) elle y arrive sans même se pencher, c’est ça la magie Vivolta.
Ah la chaine s’est arrêtée ?... ah bon.

Veronica Loubry :

Alors là nous atteignons aisément le fond de la marmite. Une potée de néant. Véronika Loubry, a joué dans des séries débiles, a animé des émissions débiles, a gagné un 7 d’Or débile, s’est mariée avec un surfeur débile puis avec un footballeur débile. Elle a eu deux enfants.
La petite fille a participé à un scandale aux US parce que sa maman qui veut en faire un mannequin l’a fait poser dans des postures  et des tenues de femme adulte très sexy dans Vogue alors qu’elle n’a que 10 ans, et le garçon s’appelle Ayrton… Je vous laisse deviner pourquoi. En hommage à qui… Franchement, Ayrton, c’est naze.
C’est sûr qu’avec son ascendance il ne risquait pas de s’appeler Victor ou Emile .
Veronika maintenant ? dans la fringue à Aix.

Olivia Adriaco

Jolie blonde inutile qui a eu sa petite notoriété en animant des émissions de forme, pour finir sur Rire et Chansons.

Alexandra Bronkers

Elle était jolie aussi, mais inutile aussi.
Elle a été animatrice de l’émission Célébrités qui n’a jamais parlé d’un écrivain célèbre, je vous rassure.
« Mieux vaut Aziz du Loft que Baudelaire ».
Et lorsqu’on recherche des informations sur elle, il est écrit cette formule magnifique : « elle vit maintenant loin de toute agitation médiatique ».
C’est un peu comme le mec viré de sa boîte qui « part pour de nouvelles aventures ».
Bref, la lose.

Severine Ferrer

Après

Avant...







Elle en a provoqué des souillures de pyjamas d’ados la petite Séverine avec son air  de coquine des îles !
Elle a présenté Fan de, sorte de Grand Echiquier des chanteurs et groupes de merde.
Et depuis, chanson, théâtre, cinéma, télévision mais sûrement avec des auteurs un peu exclus du système, du cinéma underground,  car on ne la voit jamais.

Annie Pujol
Et hop ! 2 pour le prix d'une !

Allez on termine en beauté avec la maman de toutes ces petites quiches , la grande Annie Pujol, elle est devenue célèbre en tournant les lettres dans La Roue de la Fortune, et aujourd’hui, elle a disparu des radars et élève sa fille.
Mais elle lui dit quoi à sa fille quand elle lui demande « tu faisais quoi comme kravail ? »


- C’est bon ? ça vous suffit ? il vous en faut d’autres ?

Jacky, Corbier, Les frères Bogdanoff, Maureen Dor, Patrick Sabatier, Dorothée, Eric Galliano, Laurent Boyer, Nathalie Vincent, Patrice Drevet, Laurence Compain, Alex Taylor, Sylvain Mirouf, Alexandre Debanne, Christian Morin, Laurent Petitguillaume, Jacques Pradel, Max, Jean-Pierre Descombes, Laurent Broomhead,  cette pauvre Marie-Ange Nardi et son tigre, Evelyne Thomas, Valérie Payet, Benjamin Castaldi (en cours)….



-        En fait c’est bon, je vais retourner chez moi, je les ai jusqu’à quand mes droits ?
-        Attendez Monsieur, mon boulot c’est de vous trouver du travail, vraiment vous ne voulez pas ça ?
-        Non, c’est bon, je vous jure que ça va comme ça ! Salut !


Jamais, jamais ne devenez ou ne rêvez de devenir Animateur TV !